Tout en étant persuader que ce texte est nul, je vous le laisse lire...
2 aout 1962. Je suis sur cette route, une fois encore, comme toutes les autres fois. Mais cette fois ci, il y avait une différence. J'allais le revoir, enfin. Celui que j'avais passé tant d'années à attendre ici même. Il allait revenir. Il me l'avait di dans sa lettre. C'était pour de vrai cette fois ci. Et il était hors de question de faire marche arrière. Pourquoi revenait-il? Je n'en avais aucune idée.
Et je me souviens. Je me souviens de ce soir de juillet, un soir comme les autres. Ou peut être pas tout à fait. Il faisait chaud et les étoiles brillaient. Nous nous étions donnée rendez vous ici. Sur le bord de cette route. C'était notre lieu habituel de rendez-vous. Mais il n'était jamais venu. Jamais. Il était parti. Loin. C'est ce qu'il disait dans la lettre qu'il avait laissé. Il disait aussi qu'il reviendrait. Un jour. Et qu'il espérait que je l'attende. Et aprés cette lettre. Plus rien. Plus rien pendant ces six dernières années. Si vous saviez comme cela a été long. Mais je l'ai attendu. Chaque vendredi, je me rendais ici, au cas où il reviendrait. Et tous les vendredis, au coucher du soleil, quand les étoiles commençaient à briller dans le ciel, je m'en allais. Pendant six ans je l'ai attendu.
Mais hier, oui, hier, j'ai reçu une lettre, à nouveau. Une lettre de lui. Il me disait qu'il rentrait. Enfin. Et il expliquait, il expliquait qu'il avait était obligé de partir. Qu'il n'y avait pas réfléchi, mais qu'il avait eu ce besoin oppressant de voyager, de voir du pays. Il étouffait ici. Il le fallait. Qu'il n'avait pas eu le temps de me le dire, de me l'expliquer; mais que je lui avais manqué. Tant manqué. Mais que, si je le voulais, tout pourrait recommencer, comme avant.
Et j'étais là, seule sur le bord de notre route. Une voiture arriva, s'arrêta sur le bas coté. Sa voiture. Encore la meme, je l'aurai reconnu entre mille. Il sortit, beaucoup plus vieux qu'a l'époque. Il s'arreta. Me fixa. Et a l'examiner je m'aperçu qu'il n'avait pas changé tant que ça. Il avait toujours ce sourire, à moitié dissimulé, quelque peu arrogant ; et ses yeux, ses yeux n'avaient pas changés, toujours de cette magnifique couleur, indéterminable. Etaient-ils bleus, verts, dorés ou gris ? Mais son regard. Son regard avait tellement changé, sa façon de regarder paraissait plus vivante qu'autrefois. Il avait vecu beaucoup de choses ces dernières années, et cela se voyait tant. Il s'avança vers moi. Je ne bougea pas, ne cilla pas. Nous restâmes un petit moment face a face, avec à peine 1 mètre d'écart a nous observé quand il se décida à me prendre dans ses bras. Je me laissa faire et lui di: "Je t'ai attendu, je te l'avais promis. Je l'ai fait. Mais pourquoi m'as tu laisser ?" Il se contenta de me répondre que cela était sans importance, qu'il en était désolé, qu'il n'avait jamais voulu me faire souffrir. Qu'à présent il était la et qu'il ne repartirait plus. Plus jamais. Et cette odeur singulière et tellement douce qui le caractérisé me rappela les raisons pour lesquels j'avais attendu. J'aurai pu rester des heures et des heures contre lui. Je ne lui en voulais même pas. Même plus. Le principal : il était la! Il se recula, me regarda, et, dans une dernière étreinte, me dit qu'il m'aimait, que je lui avais tant manqué.
Maintenant, qu'importe ce qui s'était passé. Il était la. A nouveau. Tout allait rentré dans l'ordre.
Marie L. 8)